Les cinéma, activité récréative très populaire dans les années 1930, furent collectivisés dès les premiers jours de la Révolution. Cette page recueille quelques témoignages de cette époque : programmes, tickets, photo des façades et des salles de projection.

Programmes de cinémas

Teaotro Albeniz, Salon-ciné Durruti, Salon-ciné Bakunin
Comitè Econòmic d’Espectacles Públics. [Theater Broadside]. Girona, Spain: [CNT/AIT: Comitè Econòmic d’Espectacles Públics], 1936. 8-3/4 x 12-3/4 in.

Broadside advertising the weekend schedule (Aug. 27-30, 1936) of three Catalonian theaters collectivized by the CNT/AIT during the first month of the Spanish Civil War. The schedule included three class-conscious Hollywood movies: Vivamos de Nuevo (We Live Again, 1934; based on Tolstoy’s Resurrection); El Payaso del Circo (Circus Clown, 1934); and Duro y La Cabeza (St. Louis Kid, 1934) / Affiche publicitaire annonçant la programmation du week-end (27-30 août 1936) de trois théâtres catalans collectivisés par la CNT/AIT durant le premier mois de la guerre civile espagnole. Au programme figuraient trois films hollywoodiens à portée sociale : Vivamos de Nuevo (Nous revivons, 1934 ; d’après Résurrection de Tolstoï) ; El Payaso del Circo (Le Clown du cirque, 1934) ; et Duro y La Cabeza (Le Kid de Saint-Louis, 1934).
Cinéma Gayarre, cinéma Monumental, Mataro
Cinéma Ideal, Monestrol

Centinela, alerta !, un film de Jean Gremillon et de Luis Buñel de 1937, distribué dans le modern cinema et au théâtre CNT-FAI, cinéma “collectivisés par la CNT-AIT”

Cinémas (locaux, tickets)

“pas de change”, caricature d’un guichet de cinéma, La Hora, décembre 1937
Ticket valable pour tous les cinémas contrôles par le Comité économique des cinés de Barcelone

Salo Español, Alicante

Le cinéma Salon español d’Alicante était le quartier général de la CNT-AIT pendant la Révolution sociale

Salon Moderno, Alicante

Le siège du syndicat unique des spectacles publics d’Alicante se trouvait dans le théâtre Monumental / Salon Moderno, qui avait été collectivisé

CNT-AIT Cine Capitol, Barcelone

Cinéma Catalunya (Barcelone)

La Brigade d’Ortiz s’apprète à défiler, devant le Cinéma Catalunya

Femina CNT, Barcelone

publicité pour le film “le dernier païen”

Cine Francisco ferrer (cine Urquinanoa), Barcelone

Inauguré le 16 mai 1931 sous le nom de Cine Urquinaona, dans le quartier du même nom, le cinéma disposait de 950 places à l’orchestre et d’un amphithéâtre. Son décor était de style Art déco. Jusqu’en 1936, il diffusait essentiellement des films Warner Bros et Paramount.

Il fut collectivisé par la CNT-AIT et changea de nom le 1er avril 1937 pour devenir le Cine Francisco Ferrer, (éducateur libertaire, accusé d’être l’un des instigateurs des événements de la Semaine tragique de 1909 – même s’il ne participa pas aux évènements, et condamné à mort. Sa condamnation à mort et son exécution le 13 octobre 1909 ont suscité une vague de protestations à travers l’Europe, l’Amérique et également en Espagne, qui ont finalement entraîné la chute du gouvernement Maura. L’écrasement de la Semaine tragique de 1909, du fait de l’isolement des anarchistes barcelonais vis à vis du reste de la péninsule, les amena à faire de leur organisation régionale Solidaridad Obrera une organisation de caaractère national, sur tout le territoire espagnol, la Confédération Nationale du Travail, CNT.

CNT-AIT Salo Kursaal, Barcelone

CNT-AIT Cine Paris, Barelone

Ciné Paris

CNT-AIT Sala Reus, Reus

Ce cinéma à la façade moderniste construite en 1908-1909, oeuvre de l’architecte Lambert Escaler Milà, était situé Raval Santa Anna, 46, à Reus

Spectacle et moralité publique

La censure cinématographique dans le camp franquiste

La tragédie de Louis Pasteur était un film américain de la Warne Bros de 1936,. Sur les progammes qui annonçaient sa projection dans le camp franquiste, Le nom de Paul Muni fut rayé par la censure. Cette pratique était courante à l’époque dans le camp franquiste, et plusieurs acteurs ne figuraient pas sur l’affiche, soit parce qu’ils s’étaient opposés au régime franquiste, soit parce qu’ils sympathisaient avec les idées communistes ou même simplement progressistes. Ce fut le cas de Paul Muni, Franchot Tone, Joan Crawford, Robert Montgomery, Douglas Fairbanks Jr., James Cagney, et d’autres.

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