Joan Puig i Elias (1898-1972) était un enseignant et un fervent défenseur des idées anarchistes, originaire de Catalogne, en Espagne. Il a poursuivi l’œuvre importante d’un autre pédagogue, Francisco Ferrer.

Pendant la Révolution sociale en Espagne (1936-1938), Joan Puig i Elias a dirigé le Conseil de l’École nouvelle unifiée (Consell de l’Escola Nova Unificada), CENU. Cet organisme éducatif révolutionnaire fut créé le 27 juillet 1936, soit à peine une semaien après le déclenchement de la Révolution, par la Generalitat de Catalogne et les syndicats (CNT-AIT et UGT), sous l’impulsion notamment de Joan Puig i Elias. Son but était de remplacer l’enseignement religieux et privé par un système public, laïque, unifié et gratuit.

Une vie consacrée à l’éducation : Jeunesse et idées novatrices

Joan Puig i Elias est né en 1898. Dès son plus jeune âge, il a rejoint un syndicat ouvrier anarchosyndicaliste, la Confédération nationale du travail (CNT), section en Espagne de l’Association Internationale des Travailleur (AIT). Il s’intéressait beaucoup aux nouvelles méthodes d’enseignement. En 1921, il a commencé à travailler à l’Escuela Natura de Barcelone. Il y a mis en pratique les idées pédagogiques de l’Escuela Moderna (École moderne) de Francisco Ferrer Guardia. Son objectif était d’enseigner non seulement des connaissances, mais aussi des émotions. Il était convaincu que l’apprentissage devait se faire au contact de la nature.

Les principes fondamentaux d’Escuela Natura étaient les suivants : Privilégier les besoins de l’enfant. Apprendre par l’observation de la nature. S’appuyer sur la curiosité pour stimuler l’apprentissage.

L’éducation pendant la Révolution sociale espagnole

Lorsque les militaires fascistes avec Franco essayent de faire un coup d’Etat le 18 juillet 1936, cela déclenche , clate le 19 juillet 1936 en opposition – et particulièrement en Catalogne – une Révolution sociale, laquelle entraîne d’importants bouleversements sociaux. A peine une semaine après le début de la Révolution, Joan Puig i Elias prend la tête du Conseil scolaire unifié de la Nouvelle Catalogne (CENU). Ce groupe œuvrait à diffuser un nouveau modèle d’éducation à travers la Catalogne.

Cette éducation, affranchie de toute influence religieuse, encourageait la liberté de pensée. Il a lancé une campagne d’alphabétisation. En seulement cinq mois, il a contribué à l’ouverture de 100 nouvelles écoles. Plus de 60 000 enfants ont ainsi pu les fréquenter.

Après des combats à Barcelone en 1937, il s’est vu confier un poste important en 1938 : celui de secrétaire adjoint à l’Éducation publique et à la Santé. Le ministre en chef était Segundo Blanco, lui aussi membre du syndicat CNT-AIT.

La vie après la guerre

En 1939, avec la victoire des fascistes , Joan Puig i Elias dut s’enfuir d’Espagne et se réfugia en France. Là-bas, il rejoignit la Résistance française, un groupe qui luttait contre l’occupation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. IL participa jusqu’à la fin de sa vie aux activités militantes de la CNT-AIT d’Espagne en exil.

En 1952, il s’installa au Brésil, à Porto Alegre. Il y écrivit un livre intitulé « L’homme, le milieu et la société » (1970). Il s’éteignit en 1972.

Des figures prestigieuses comme José Comas Solà, mathématicien, physicien, astronome et militant de la CNT-AIT et Alberto Carsi, scientifique, ingénieur géologue expert en hydrogéologie et militant de la CNT-AIT feront parti de la direction du laboratoire. Sur cette photo prise le jour de l’inauguration on note la présence du pédagogue libertaire Joan Puig y Elias PLus de photos ici : https://espagne36.cnt-ait.info/index.php/2026/07/11/laboratoire-experimentation/
Notícia d’una conferència de
Joan Puig Elías
apareguda en el periòdic tolosà Boletín Interior de la CNT del 12 de juliol de 1945 / Notice d’une conferencia de
Joan Puig Elías donnée à Montauban, parue dans le journal toulousain Boletín Interior de la CNT du 12 juillet 1945

Joan Puig Elías, presidente del Consell de l’Escola Nova Unificada

Joan Puig Elías visite un centre de la Nouvelle École Unifiée

La Escuela Nueva Unificada no quiere hacer del niño un elemento de combate contra nada ni nadie, contra hombres o tendencias.

El niño no es un medio, sino un principio y un fin.

No aspira a dominarlo ni a utilizarlo al servicio de una idea, de un partido, de un hombre o de un régimen. El niño es como Dios, principio y fin. Su alma ha de ser respetada íntegramente para que de a la vida la plenitud de su contenido, sin coacciones, sin deformaciones».«Si cada uno de nosotros está convencido de la bondad y superioridad de sus ideales, entonces no tenemos necesidad de deformar el alma del niño moldeándola a nuestro gusto y según nuestro criterio particular».

Si tenemos confianza en que el desarrollo integral de todas y cada una de las facultades del niño se ha de lograr como corolario al desenvolvimiento integral que es la meta, no podemos sentir la necesidad de dar al niño unas ideas hechas y que sean para él como una coraza que le impida abrir nuevos horizontes.

«Solamente los hombres que están convencidos de la falsedad de sus ideales necesitan deformar el alma natural del niño cuando todavía es tierno».

Se nos ha acusado también de separatistas, a nosotros precisamente. ¿Por qué? Porque en las escuelas de Cataluña, (España) a los niños catalanes, los maestros les hablarán en catalán hasta que tengan 12 años. Por esto se nos acusa de catalanistas.

Ha habido alguien que, llamándose compañero, ha querido poner en ridículo a un hombre que todos deberíamos amar y no hacerle servir de escabel de nuestra incapacidad, para decir que cuando le preguntaron si en su escuela enseñaría en castellano o catalán, dijo que enseñaría en esperanto.

«Cuando queráis enseñarles a vuestros hijos, habladles en esperanto; o en chino, que es lo mismo». «Cuando un niño catalán, que no ha oído nunca una palabra en castellano, os pregunte, o tengáis que explicarle, explicadle o contestad en castellano; que será lo mismo que hablarle en chino. Sin embargo, no se protestaba cuando en las escuelas del Patronato de Barcelona, Cataluña, (España) se enseñaba absolutamente a todos los niños, en catalán. Y nosotros hemos terminado con esto pues consideramos que es un atentado, el hablar a los niños una lengua que no comprenden».

«Por esto en nuestras escuelas, para todos los niños catalanes habrá maestros que les hablarán en catalán hasta que tengan 12 años. Y para todos los niños castellanos, habrá maestros que les hablarán en castellano, hasta que tengan 12 años. Y entonces, les empezaran a enseñar el catalán». 

«Cada niño, cuando salga de nuestras escuelas, sabrá hablar en catalán y en castellano, y después hablará como mejor le plazca. Y seguramente que entonces comprenderá, como comprendemos nosotros, que el idioma no es más que un instrumento de que se sirven los hombres y que el idioma sirve al hombre; no el hombre a servir al idioma. Y el bilingüismo, no podemos admitirlo.

El profesorado sabe sobradamente los resultados que ha dado el mismo en Bélgica y en los demás países en que se ha intentado. El bilingüismo en la escuela, es siempre en perjuicio del desarrollo mental del niño».«Si los católicos querían hacer católicos y los socialistas, socialistas, los anarquistas no quieren hacer anarquistas, lo que nos proponemos es hacer hombres».

Joan Puig Elías, Présidente du Conseil de la Nouvelle École Unifiée

La Nouvelle École Unifiée refuse d’instrumentaliser l’enfant dans la lutte contre quoi que ce soit ou qui que ce soit, contre des personnes ou des courants.

L’enfant n’est pas un moyen, mais un commencement et une fin.

La Nouvelle École Unifiée n’aspire ni à dominer ni à utiliser l’enfant au service d’une idée, d’un parti, d’une personne ou d’un régime. L’enfant est comme Dieu, commencement et fin. Son âme doit être respectée dans son intégralité afin qu’elle puisse donner à la vie toute sa plénitude, sans contrainte ni déformation. « Si chacun de nous est convaincu de la bonté et de la supériorité de ses idéaux, alors nous n’avons nul besoin de pervertir l’âme de l’enfant en la modelant à notre goût et selon nos propres critères. »

Si nous croyons que le développement intégral de chacune des facultés de l’enfant est un corollaire du développement intégral qui constitue le but ultime, nous ne pouvons éprouver le besoin de lui inculquer des idées préconçues qui font écran et l’empêchent d’explorer de nouveaux horizons.

« Seuls ceux qui sont convaincus de la fausseté de leurs idéaux ressentent le besoin de pervertir l’âme naturelle de l’enfant alors qu’elle est encore tendre. »

“No envenenéis a la infancia”

On nous a aussi accusés d’être séparatistes, nous plus que quiconque. Pourquoi ? Parce qu’en Catalogne (Espagne), dans les écoles, les enfants catalans sont instruits en catalan par leurs professeurs jusqu’à l’âge de 12 ans. C’est pourquoi on nous accuse d’être des nationalistes catalans.

Un individu, se prétendant compagnon, a tenté de ridiculiser un homme que nous devrions tous aimer et non pas prendre pour bouc émissaire de nos propres lacunes, en affirmant que, lorsqu’on lui a demandé s’il enseignerait en espagnol ou en catalan dans son école, il avait répondu qu’il enseignerait en espéranto.

« Quand vous voulez instruire vos enfants, parlez-leur en espéranto ; ou en chinois, c’est la même chose.» « Quand un enfant catalan, qui n’a jamais entendu un mot de castillan, vous pose une question ou que vous devez lui expliquer quelque chose, expliquez-lui ou répondez-lui en castillan ; ce sera comme lui parler en chinois. Pourtant, personne n’a protesté lorsque, dans les écoles du Patronato de Barcelona, ​​en Catalogne (Espagne), tous les enfants étaient scolarisés en catalan. Nous avons mis fin à cette pratique car nous considérons comme un scandale de parler à des enfants dans une langue qu’ils ne comprennent pas.»

« Par conséquent, dans nos écoles, tous les enfants catalans auront des enseignants qui leur parleront en catalan jusqu’à l’âge de 12 ans. Et tous les enfants espagnols auront des enseignants qui leur parleront en espagnol jusqu’à l’âge de 12 ans. Ensuite, ils commenceront à apprendre le catalan.»

« Chaque enfant, en quittant nos écoles, saura parler catalan et espagnol, et ensuite il s’exprimera librement. Il comprendra alors, comme nous, que la langue n’est qu’un outil au service des individus, et non l’inverse. Nous ne pouvons accepter le bilinguisme.

Le corps enseignant est parfaitement conscient des conséquences néfastes de cette pratique en Belgique et dans les autres pays où elle a été mise en œuvre. Le bilinguisme à l’école est toujours préjudiciable au développement intellectuel de l’enfant. » « Si les catholiques voulaient former des catholiques et les socialistes des socialistes, les anarchistes ne veulent pas former des anarchistes ; notre objectif est de former des êtres humains. »


Joan Puig i Elías .

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Joan Puig i Elías  (1898-1972). Nació el 30 julio de 1898 en Sallent, Barcelona, Cataluña, (España) y el murió el 5 de septiembre de 1972 en Porto Alegre, Río Grande del Sur, (Brasil).

Fue un pedagogo libertario, militante anarcosindicalista y anarquista catalán. Se le consideraba continuador de la obra de Francisco Ferrer Guardia, aunque separó el trabajo escolar de la tarea específicamente sindical.[1] 

Fue un intelectual de la época y tuvo éxito el hacer una revolución social basada en cambios pedagógicos.

Joan Puig y Elías estudió magisterio en la Escuela de Barcelona, Cataluña, (España) donde obtuvo el título de maestro en 1919.

Influenciado por la Escuela Moderna de Francisco Ferrer, en 1921 asumió la dirección de la escuela creada por el sindicato del ramo textil en el barrio del Clot en Barcelona, Cataluña, (España), [2] [3] que se transformó en la «Escuela Natura». La pedagogía de esta escuela ponía al niño como el centro de la enseñanza. No educaba sólo la razón sino también los sentimientos, y lo hacía en contacto constante con la naturaleza.[4]

Afiliado a la Confederación Nacional del Trabajo (CNT) desde su juventud, Joan Puig y Elías presidió a partir de 1932 la sección de maestros del Sindicato de Intelectuales y Profesiones Liberales de Barcelona, Cataluña, (España).

En 1936 fue consejero del gobierno de Barcelona, Cataluña, (España) presidido por Carles Pi Sunyer de izquierda republicana de Cataluña, (España). Este gobierno duró de febrero de 1936 en julio de 1937.

En julio de 1936 se convierte en presidente del «Consejo de la Escuela Nueva Unificada» (CENU).[5] Esta institución fue creada por decreto en Barcelona, Cataluña, (España) con el fin de iniciar una escuela nueva, gratuita, laica, con coeducación, en lengua catalana y enseñanza no confesional, inspirado en los principios racionalistas de trabajo y de la fraternidad.[6] Incluía escuelas públicas, centros de secundaria, universidades y estudios técnicos, artísticos y profesionales.

«Consejo de la Escuela Nueva Unificada» (CENU) organizó una campaña contra el analfabetismo, y en cinco meses abrió un centenar de nuevos grupos escolares. La creación del «Consejo de la Escuela Nueva Unificada» (CENU) hay que inscribirlo dentro de la política de concentración y unidad que hacen nacer el «Comité de Milicias Antifascistas» o el «Consejo de Economía». Además de las razones ideológicas expuestas sobre la voluntad de los anarquistas de crear un frente común en el campo educativo, con el consenso de todas las fuerzas revolucionarias, también hay que tener en cuenta que el movimiento anarquista no contaba ni con la infraestructura ni con los docentes necesarios para ofrecer una enseñanza basada en la pedagogía libertaria a todos los niños de Cataluña, (España).

Joan Puig i Elías fue un firme defensor de este análisis realista y de plantear un nuevo sistema educativo con el concurso de la «Federación de Trabajadores de la Enseñanza» (FETE-UGT) socialista y el gobierno de la Generalitat de Cataluña, (España), formado por «Esquerra Republicana de Catalunya» (ERC)[7]

Durante la Guerra Civil fue también concejal del Ayuntamiento de Barcelona, Cataluña, (España) en 1936 [2] y subsecretario del «Ministerio de Instrucción Pública y de Sanidad» del anarquista Segundo Blanco González en abril 1938 -1939.[8] Fue, también, nombrado consejero del «Consejo Superior de Cultura», órgano vinculado al «Ministerio de Instrucción Pública«.[9]

En 1937 colaboró con la revista «Horizons» y es el autor de varios libros. En 1936 publicó «Discursos y conferencias», en 1938 «Origen de la fiesta de Navidad» y en 1970 publicó los libros «El hombre, el medio y la sociedad» y «Los factores determinantes de la conducta del individuo».

Con la victoria franquista, Joan Puig i Elías tuvo que exiliarse a Francia donde fue internado en varios campos de concentración. 

En Francia colaboró con la Resistencia, formando parte del batallón «Libertad», formado por anarquistas españoles. 

Entre 1945 y 1948 realizó mítines y conferencias por todo el país.

En 1952 se embarcó hacia América y, tras un tiempo en Venezuela, se instaló en Porto Alegre,  Río Grande del Sur, (Brasil) para continuar con la enseñanza.

Joan Puig i Elías enfermó, y murió el 5 de septiembre de 1972 en Porto Alegre,  Río Grande del Sur, (Brasil).

Idea de escuela según Joan Puig i Elías.

La propuesta de la escuela, que remarca Joan Puig i Elías, mira en este sentido de lo que quiere el niño o quiera elegir, expandir sus necesidades y no encontrar barreras pero los límites son también importantes. Que pueda ir donde la curiosidad lo lleve. El espacio es organizado por rincones, la niña o el niño se puede mover por el aula puede salir de la escuela, al aire libre … Joan Puig i Elías manifiesta que la definición de racionalista es demasiado limitada para que el hombre no es sólo razón sino también sentimiento. [10]

[…] «si cada uno de nosotros está convencido de la bondad y la superioridad de sus ideales, entonces no tenemos necesidad de deformar el alma de la niña o el niño a modelar a nuestro gusto y según nuestro criterio particular. Si tenemos confianza en que el desarrollo integral de todas y cada una de las facultades del niño se debe conseguir como corolario el desarrollo integral que es la meta, no podemos sentir la necesidad de dar a la niña o el niño unas ideas hechas y que sean para él como una coraza que le impida abrir nuevos horizontes. Solo las personas que están convencidas de la falsedad de sus ideales necesitan deformar el alma natural del niño o la niña cuando aún es tierno ». [11]

Cada niño o niña, cuando salga de nuestras escuelas, sabrá hablar en catalán y en castellano, y luego hablará como mejor le plazca. Y seguramente que entonces comprenderá, como comprendemos nosotros, que el idioma no es más que un instrumento de que se sirven los hombres y que el idioma sirve al hombre; no el hombre a servir al idioma.[12]

«El maestro no tiene que hacer de la inteligencia del niño un almacén de sus ideas, sino un taller donde el niño elabore y cultive las propias.»[13] « El analfabetismo es un mal crónico que parece que no tiene remedio, no hay escuelas para todos y miles los niños que corren por las calles, malnutridos, con la salud precaria. No hay espacios donde puedan jugar. Falta higiene y cultura.» [13]

Críticas.

La supresión de la escuela moderna de Francisco Ferrer Guardia continuó siendo hoy la confirmación de lo que es civilizado y que aún se castiga en la institucionalización simbólica de los poderes educativos. En la actual crisis del sistema educativo internacional, por lo tanto la escuela (como institución) está perdiendo legitimidad como transmisor de conocimiento, las vistas retrospectivas pueden ayudarnos a orientarnos hacia horizontes Utópicos en los que podemos pedir nuevas contextualizaciones críticas. El modelo de educación física adoptado en las escuelas catalanas racionalistas a principios del siglo  XX respondió a la identificación de un modelo educativo crítico, que era social no institucional-universal y anti beligerante. Es una que hoy sirve de espejo para revisar y reflexionar sobre las posibilidades de una educación física crítica. [14]

El levantamiento de la Escuela Nueva Unificada demandaba un importante número de maestros que la situación de guerra y las circunstancias políticas no hacían fácil de conseguir. Joan Puig i Elías responde a las críticas de la falta de titulación de los maestros de la Confederación Nacional del Trabajo (CNT) o los reproches hechos desde el gobierno de la República a la dignificación de los sueldos de los maestros en una economía de guerra o sobre el reciclaje de los maestros católicos.

Se acondicionaron dos mil nuevos maestros para comenzar el nuevo curso de 1936-1937, pero, sin embargo, tuvieron que habilitar personas sin titulación, pero con estudios asimilables.

La adscripción de la mayoría de los maestros a la Unión General de Trabajadores (UGT), La central socialista, hizo que la mayoría de escuelas y aulas estuvieran bajo su influencia. Este hecho deshizo, en la práctica, la paridad entre fuerzas sindicales que estaba en la base de la creación del Consejo de la Escuela Nueva Unificada (CENU).

Unión General de Trabajadores (UGT) integró no sólo maestros socialistas y comunistas, sino también todo el resto del espectro del magisterio republicano no anarquista. El discurso de Joan Puig i Elías menciona como él mismo había comprobado como el setenta por ciento del magisterio de Cataluña, (España) había sido afiliado al «Casal del Maestro», de clara orientación católica.

También podemos encontrar duras críticas a políticas de selección del profesorado anteriores, como las llevadas a cabo por Manuel Ainaud y el «Patronato Escolar» de Barcelona, Cataluña, (España).

El tema del catalán como lengua escolar y el rechazo al bilingüismo escolar ocupa una breve, pero significativa, parte de un parlamento, dirigido a personas de fuera de Cataluña, (España). Veremos expuestos los fundamentos de la política del Consejo de la Escuela Nueva Unificada (CENU) sobre la lengua desde las teorías vigentes de aprendizaje de las lenguas, defendidas ya desde años atrás por técnicos como Alexandre Galí y que informan sobre el decreto de bilingüismo de Marcelino Domingo en los primeros días de la II República. El criterio fundamental era evitar todo peligro de segregación y de fractura social. [7]

Escuela Moderna

A finales del siglo  XX se produjo una serie de eventos imprevistos. Esto condujo al estado Español a la confusión y provocaron fuertes tensiones políticas. La escena cultural e intelectual desarrolló un gran impulso. España se convirtió en la cuna de algunos pintores, poetas, escritores e intelectuales más importantes del mundo, como Picasso, Machado, Lorca y Buñuel. Entre ellos, el pedagogo catalán Francesc Ferrer i Guàrdia (Francisco Ferrer Guardia) (1859-1909) se convirtió en una figura mundial con su proyecto educativo, «La escuela moderna»[15]

El Esfuerzo empleado para la II República española, y especialmente a la Generalitat Cataluña, (España), republicana, en educación y cultura, dejó la huella no sólo en los niños y jóvenes escolarizados de aquellos años, sino también en la conciencia social y sobre todo, en los modelos de la escuela Activa de Cataluña, (España), [La Escuela Activa fue un movimiento que surgió en el siglo XIX como respuesta contraria a la escuela tradicional del momento. Esta quiere aplicar métodos de enseñanza activos, es decir, modos de aprender a través de la actividad.] y de nuestra escuela pública actual a través de la observación sistemática. Este proyecto estaba dirigido específicamente a las clases sociales más bajas para que tuvieran acceso a una educación científica, democrática y de calidad, desarrollando así sus habilidades en una sociedad donde la educación se limitaba a las clases altas y contribuyera al desarrollo educativo para mejorar las condiciones sociales. la represión, La separación de la docencia y la cárcel y el exilio de los maestros republicanos por parte del franquismo pusieron fin a aquella experiencia y dieron paso a la triste escuela de la dictadura.

La misión de «La escuela moderna» consiste hacer que los niños y las niñas que se le confíen lleguen a ser personas instruidas, verídicas, justas y libres de todo prejuicio. En cuanto a métodos pedagógicos, apostaban por un método de enseñanza práctica y no memorístico, constaban innovaciones como: manualidades, excursiones, inspecciones médicas y colonias. Para ello, sustituirá el estudio dogmático por razonado de las ciencias naturales. Excitará, desarrollará y dirigirá las aptitudes propias de cada alumno, a fin de que con la totalidad del propio valer individual no sólo sea un miembro útil a la sociedad, sino que, como consecuencia, eleve proporcionalmente el valor a la colectividad. [3]

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